Stage de Ploumanac’h : la rétrEAUpesctive d’un périple qui met du baume au cœur

 

En cette période de post-confinement, de stress collectif et d’incertitude face au lendemain, les stagiaires étaient pourtant au rendez-vous afin de suivre le stage en eau libre tant attendu encadrés par Jacques Tuset, et  Julien Zinsmeister, véritables maestros de la nage en eau libre et Vincent Argillier, fondateur de Nage Libre®. 

 

 

Ce stage en eau libre, qui a lieu à Ploumanac’h en Bretagne, a permis à ces 15 participants de se réunir, voir même de s’unir,  autour de leur passion pour l’aventure et le challenge. Et le défi était de taille pour cette session unique en France en 2020. Au programme, nage libre, sensations fortes,  mais aussi méditation, plancton bio-luminescents ou encore crêpes bretonnes, un savant mélange qui a véritablement de quoi vous mettre l’eau à la bouche.

 

Accompagnés par des nageurs de clubs locaux comme celui de Lannion ou de nageurs-sauveteurs afin de maximiser la sécurité de chaque participant lors de ce périple, nos stagiaires ont ainsi eu l’occasion et l’opportunité de sillonner des spots mémorables et uniques comme, pour ne citer qu’eux, l’Anse de Ploumanach, les baies de Tregastel ou encore, les baies de Perros-Guirec. Des spots prestigieux qui récompensent votre courage prodigieux… Une odyssée faite sur mesure par des passionnés pour des passionnés, dans quel but ? Tout simplement de pouvoir offrir à nos stagiaires une session de nage libre empreinte d’instants sublimes, enivrants et vertueux qui resteront, nous le parions à coup sûr, gravés dans leur mémoire.

 

Les stages Nage Libre®, c’est une aventure technique et sportive, où chacun se doit de se donner à l’océan au maximum et de lutter contre ses humeurs et ses caprices. C’est également et avant tout une aventure humaine, où les instants de partage et le lien social ne sont jamais laissés pour compte, bien au contraire… Mention spéciale pour cette soirée crêpes bretonnes à volonté qui a permis à tous de pouvoir se restaurer ensemble et de reprendre des forces grâce cette spécialité locale, ou encore les moments de médiation avec Soufien Riabi, qui eux ont permis de rebooster l’esprit de chacun.

 

Les stages Nage Libre®, c’est aussi des moments spontanés et inattendus, comme cette virée mémorable improvisée à minuit avec des bâtons lumineux qui ont permis à nos stagiaires de contempler et d’observer le plancton bio-luminescent. Bucolique et fantasmagorique, les mots nous manquent encore aujourd’hui…

 

A défaut de trophées ou de médailles, chacun est reparti avec des images époustouflantes, couplées à une fierté et un sentiment d’accomplissement personnel, et surtout , et assurément le plus important, avec des compagnons de fortune qui sont devenus de véritables amis.

Merci à Fred, Véro, Anne-So, Nico, Géraldine, Hélène, Lucien, Enoha, joelle, Sophie, Amélie, et on l’espère à très vite… 

 

 

Bonus : L’interview de Vincent, fondateur de Nage Libre

 

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?

« L’envie de donner, de transmettre, de partager. Mon passé d’entraineur de haut niveau et de formateur reste très présent en moi… »

 

Une marque dédiée à la Nage Libre en Auvergne, plutôt original non ?
« Mon parcours l’est et l’eau est présente partout dans le monde. Certains des meilleurs skippers sont nés et ont grandi loin de l’océan. Je vis néanmoins dans une ville d’eau, « Chatel-Guyon ». Je devais malgré tout probablement rester en résonance avec elle. »

 

Quel est votre motto ou philosophie ?

« J’ai un fonctionnement plutôt stable. Les personnes qui me connaissent bien vous diront que je ne change pas malgré mes multiples expériences. Je n’abandonne pas. La résilience fait partie de mes valeurs tout comme l’humain qui est central dans ma manière de vivre et de penser. »

 

Plutôt les Dents de la mer ou le Grand Bleu ?
« Grand bleu assurément. C’est un magnifique film qui a fait réver l’Auvergnat que j’étais déjà. Jean-Marc Barre a campé un personnage mythique sur bien des aspects même si plus tard, grâce à mes rencontres dans le milieu, j’ai appris que les choses étaient très romancées.
Les dents de la mer : j’admire le réalisateur comme tout le monde je pense. L’oeuvre est remarquable. On constate malgré tout qu’il a fait beaucoup de tords et de mal aux requins. Pour avoir croisé leur route, ces animaux pâtissent d’une mauvaise réputation qu’ils ne méritent pas. Ce sont des superbes poissons assez inoffensifs et surtout fascinants. »

 

Plutôt Sea, sex and sun ou Belle-île-en-Mer ?
« Je ne peux pas mentir : les deux mon capitaine. J’aime aussi prendre du temps pour flâner et profiter de la vie. Mais le coté Vendredi sur son îlot me colle malgré tout à la peau. Je suis un solitaire convivial, un ours social, un Orque en somme, cet animal qui me fascine tant. Il me faudra donc les deux. »

 

Que retenez-vous de votre dernier stage ? 
« L’ambiance et la cohésion. J’aime créer des états d’ésprit, c’est ce qui va me manquer dans le métier d’entraîneur. Je vais le combler avec les stages. C’est une vrai réussite à mes yeux. Le groupe est devenu « famille ». Ils sont liés. Nous devons être plus proche les uns des autres car notre pratique est trop confidentielle pour le moment. J’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour faire ce travail. Nous allons faire un deuxième stage dans le Var pour la Toussaint afin de préparer le Morocco Swim Trek et initier d’autres personnes à nos aventures. Ce n’est que le début… »

 

Comment envisagez-vous le futur de Nage libre dans 10 ans ?
« Une très grande famille. Une constellation d’actions tournées vers notre pratique et son environnement. Il y a tant à faire c’est incroyable. Chaque jour une nouvelle proposition, une nouvelle idée, un nouveau challenge avec de nouvelles personnes. Les gens adhèrent facilement à nos valeurs car elles sont tellement évidentes. La taille de Nage Libre® se comptera en personnes, pas en dollars. »