La traversée de Cordouan à Royan

Jacques Tuset, immense nageur d’eau libre s’apprête à relever un nouveau défi le 26 septembre prochain à Cordouan. il s’agira de partir du phare de Cordouan pour rejoindre la côte et tout ça, toujours pour la bonne cause !
 
crédit photo : Alex Voyez
Bonjour Jacques, vous pouvez vous présenter rapidement ?
Je m’appelle Jacques Tuset, j’ai 56 ans, et je suis un nageur d’eau libre. Je suis un vrai passionné et ça depuis ma plus tendre enfance, puisque ma première traversée était en 1972. Depuis, j’ai relevé plusieurs challenges comme la traversée de Gibraltar, la manche, le tour de manhattan à la nage entre autres. J’ai réalisé également plusieurs challenges d’évasion de prison à la nage, avec entre autre Alcatraz, Robben Island et bien d’autres. Depuis 2018, j’ai été intronisé à l’international marathon swimming hall of fame, et je figure dans le TOP 50 des nageurs les plus aventureux au monde ! 
Vous vous apprêtez à réaliser la traversée de Cordouan, quels sont les éléments qui vous motivent ?
Il y a forcément l’aspect sportif bien sûr, mais c’est également le fait de pouvoir le faire pour une cause qui me tient à coeur et pour l’association France Choroïdérémie. Je réalise d’ailleurs toutes mes évasions de prisons pour cette association. Nous avions commencé il y a plusieurs années par une traversée de Paris à la nage. La choroïdérémie est une maladie orpheline peu connue, c’est une dégénérescence progressive des cellules de l’oeil, elles se déclenchent uniquement chez les garçons. 
Pour revenir à l’aspect sportif, j’ai toujours aimé mettre en avant un patrimoine culturel fort, comme les phares par exemple, eux qui sont souvent laissés à l’abandon. Et puis le phare de Cordouan c’est un symbole pour notre cause. Le slogan de l’association est  » rien que pour voir  », un rapprochement avec les phares qui guident les bateaux non? 
Comment va se passer l’épreuve ?
Déjà nous allons aller jusqu’au phare et puis il faudra marcher un peu, car il est aujourd’hui entouré de sable ! Ensuite il faudra se lancer, et bien étudier les courants capricieux mais qui normalement devraient être favorables. Il ne faut pas se louper. C’est une épreuve qui doit durer à peu près deux heures, mais on peut très bien se retrouver en pleine mer ! C’est pour cela que nous n’en savons pas plus au niveau de l’arrivée. Sur place, nous serons encadrés par la SNSM.
Il y a un défi que vous n’avez pas relevé que vous souhaitez absolument faire ?
Il y en a plusieurs oui ! Le globe est composé majoritairement d’eau, alors forcément il y en a plusieurs. Je vais le garder pour moi, je ne veux pas qu’on me vole l’idée (Rire), mais des lieux mythiques il y en a énormément, il y a de quoi faire !
Que peut-on vous souhaiter ?
Dans un premier temps que Cordouan voit le jour, on a toujours la crise du covid-19 comme épée de damoclès au-dessus de la tête. En espérant que les conditions météos seront également favorables. Cet été, je dois également réaliser la traversée de l’île d’Alderney (Ile anglo-saxonne) jusqu’à Goury (Normandie) sur le continent. Pour le moment on ne peut pas accéder à l’île suite aux restrictions liées au Coronavirus, nous verrons en Août !