Nage Libre® s’engage pour le Mozambique

Alors que la noyade est la première cause de mortalité au Mozambique loin devant le paludisme, Nage Libre®a participé au financement de la création de l’association SAMO (Sauvetage Aquatique du Mozambique).

©Philippe Da Costa

 

En proie à de fortes inondations ces dernières semaines, le Mozambique tente de s’organiser avec le soutien des ONG présentes sur place. Parmi ces forces vives, l’association d’utilité publique SAMO est chargée notamment de former des maîtres-nageurs sauveteurs locaux. « Avec une population ne sachant pas nager et en l’absence de maitres-nageurs sauveteurs, le nombre de victimes augmente de façon exponentielle », déplore Vincent Argillier, fondateur de Nage Libre®désormais membre honoraire de SAMO. Mais La mission de l’association va bien au-delà :« Nous travaillons pour aider à mieux prévenir les phénomènes anticycloniques, à définir une cartographie précise des zones de crue et à mettre en place des systèmes d’alerte efficaces pour les populations. L’objectif est vraiment d’aider à une meilleure organisation en vue des prochaines crues » explique le délégué permanent sur place, chargé de la coordination des actions.

Images actuelles au Mozambique

©Philippe Da Costa

Au sein du SAMO, Nage Libre®participe ainsi à la mise en place de modules de formation de maîtres-nageurs sauveteurs mozambicains : « Définir leur rôle, leur pouvoir aussi. L’association effectue aussi un travail de lobbying auprès des ONG sur place pour que tout le monde travaille dans le même sens car il y a des vies à sauver.»En effet, le Mozambique, 28 millions d’habitants, occupe la triste place de leader mondial de la noyade (selon l’OMS, 360000 morts par noyade sont recensées chaque année dans le monde, 90% touchant des enfants de moins de 5 ans).

« Mais il faut aussi aider le pays à progresser en matière chimique et d’entretien des bassins et trouver des idées pour faciliter l’apprentissage de la natation en eaux troubles, réelles difficultés pour les moniteurs mis à disposition par le ministère de l’intérieur du Mozambique. »Un défi de taille que Nage Libre®s’emploie à relever avec le concours de l’Etat français : « Une réflexion avec le CREPS est menée pour créer une formation autour des métiers de l’eau au Mozambique »,révèle encore Vincent Argillier. Pour créer un outil de partage dans le pays, Nage Libre® s’est aussi proposée pour héberger gratuitement le site internet de l’association SAMO.

Enfants qui apprennent à nager au Mozambique durant le shooting photo grâce à une ceinture faite de bouteilles de soda.
©Philippe Da Costa